Aujourd'hui dans les médias, on parle enfin de l'inceste

faut avancer un peu la vidéo pour trouver le moment ou il parle de la loi sur l'inceste

http://www.dailymotion.com/video/x946cx_inceste-comment-briser-le-tabou-y_news

Selon une étude d’IPSOS publiée le 20 janvier 2009, 3 % de la population française a été victime d’inceste.
Ce sondage alarmant a été rendu public le jour même où [[Personne "Marie-Louise FORT" (n°40185) ; fonction(s) "Députée UMP de l'Yonne" (67839) ~ "Membre de la commission des affaires étrangères" (67840) ]] présentait les conclusions de son rapport sur l’inceste. Chargée par le Président du groupe UMP, Jean-François Copé40254,63677,66881,6688

4,74933,74934, de cette mission le 30 septembre 2008, elle a enquêté entre octobre 2008 et janvier 2009. Au programme : auditions, visites d’institutions, lecture de témoignages pour conclure à « l’impérative nécessité de lever le tabou par une action résolue tant sur le plan pénal et judiciaire que dans l’éducation nationale, le monde de la santé et de l’action sociale ».
Aujourd’hui l’inceste est considéré comme le « dernier tabou français ». Pourtant chaque jour, des enfants sont abusés ou victimes d’attouchement par un membre de leur famille.
Si l’inceste ne fait l’objet d’aucune étude chiffrée en France, les seuls chiffres connus sont inquiétants. De trop nombreux enfants voient leurs vies brisées par « le crime des crimes » selon les mots d’Isabelle Aubry, présidente-fondatrice del’Association Internationale des Victimes de l’Inceste.Le 8 avril, la Commission des Lois a adopté la proposition de loi de Marie-Louise Fort pour « mieux prévenir, mieux soigner et mieux sanctionner l’inceste » en l’inscrivant notamment dans le code pénal. La majorité a voté pour, le PS s’est abstenu. Son examen en séance publique aura désormais lieu le 28 avril.
Comment briser le tabou de l’inceste ?
Comment le prévenir ?
Quel accompagnement pour les victimes ?
Son inscription au Code pénal va-t-elle permettre aux victimes d’être mieux protégées ?

Adresse de la vidéo :

http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafJbtp.html

28 janvier 2009

 

Marie-Louise FORT, chargée d'une mission d'enquête parlementaire sur l'inceste, remet son rapport au gouvernement

Retrouvez en ligne tous les articles de presse liés à la mission.

 

Cliquer sur le lien

 

http://www.marielouisefort.fr/

Une députée propose d'inscrire l'inceste comme "crime" dans le code pénal. Les victimes s'en réjouissent.

Femme triste. Illustration.
Femme triste. Illustration.
© Cultura/Corbis

Marie-Louise Le Fort, députée de l'Yonne, a présidé une commission sur l'inceste en France. Elle doit rendre un rapport au gouvernement, ce mercredi, selon RMC.

Dans ce rapport, des constats...
- 2 millions de personnes auraient subi des abus sexuels au sein de leur famille
- 1 Français sur 4 connaîtrait une ou plusieurs personne(s) ayant subi un inceste

... et des propositions:
- renforcer l'information et la prévention sur ce sujet
- et pourquoi ne pas inscrire l'inceste comme "crime spécifique" dans le code pénal?

"Je suis pour", explique simplement Sandy au micro de RTL ce matin. L'auditrice, originaire de Savoie, témoigne de son "calvaire".

"J'ai été victime pendant 5 ans de mon père, de 9 ans à 14 ans... A 14 ans, il a essayé d'abuser d'une amie d'enfance qui m'a forcée à réagir. Alors j'ai parlé..."

"Mon père a été condamné à 5 ans de prison. Il est sorti au bout de 2 ans et demi. Il a refait sa vie, alors que mes soeurs -qui ont également été victimes- et moi, on a eu notre vie brisée..."

"Pour une victime d'un viol d'un quart d'heure, c'est 20 ans de prison. Pour 5 ans d'inceste... enfin même 15 ans puis 5 ans pour mes 2 soeurs et moi, c'est 5 ans de prison... C'est inadmissible !!"

"D'autant plus qu'on se sent coupable... On se dit 'mais pourquoi n'as-tu pas parlé plus tôt?'. Mais c'était devenu une routine, tous les jours. Et puis il jouait sur le psychologique. C'était mon père, il m'avait appris à manger, à marcher... Là, il m'apprenait la vie..."

Texte par Mme Colin corinne

Deux millions de personnes seraient victimes d'inceste en France!!!!!



Aujourd'hui, l'information a sue mettre en avant "le tabou", " l'inceste", la dure vérité

Des 3% victimes d'incestes, et on ne parle pas des abus sexuels, des viols et des actes de barbaries liés aux agressions sexuels. C'est dramatique…

L'opinion publique a-t-elle été touchée?

Faut-il continuer à ce voilé la face ?

Dans le monde, dans lequel nous vivons aujourd'hui, faut-il simplement des braquages, des tempêtes et des escroqueries pour que l'opinion publique ce réveille !!!

C'est dommage!!

Aujourd'hui, une femme ce bat avec acharnement, pour qu'on reconnaisse enfin la souffrance de nos enfants.

Aujourd'hui, une femme mène un combat contre l'indifférence de notre société et les tabous liés au crime sexuels, alors osons lui rendre hommage.



Isabelle Aubry, c'est l'association internationale des victimes de l'inceste (aivi), aujourd'hui comme demain je vous dit BRAVO.



Ce fléau, c'est tous ensemble.



C'est moi, c'est eux, c'est nous et surtout et par-dessus tous, c'est vous….

RTL info Vincent Parizot, Myriam Alma ,Isabelle Aubry

Vincent Parizot

RTL info

28 janv. 2009

Màj 18h43

Deux millions de personnes victimes d'inceste en France

C'est le premier sondage qui montre l'ampleur de l'inceste, en France. Il est réalisé par une association de victimes. RTL vous le révèle. Près de deux millions de français auraient subi des violences sexuelles au sein de leur propre famille. Tous les milieux sont touchés. Un rapport de Marie-Louise Fort, députée de l'Yonne, préconise d'inscrire l'inceste dans le Code Pénal, en tant que crime spécifique.

tous les sons

Vincent Parizot

28 janv. 2009

Le "Débat" avec Isabelle Aubry, présidente de l'Association des victimes de l'inceste ( AIVI)

Il n'y avait aucune étude sur le sujet. L'Association internationale des victimes de l'inceste a commandé un sondage à l'institut Ipsos(*) dévoilé en avant-première mercredi matin sur RTL. Conclusions : il ne s'agit pas d'un phénomène marginal. L'AIVI estime que l'inceste est un fléau de santé publique. Selon ce sondage, un Français sur quatre dit connaître une ou plusieurs personnes confrontées à ce problème.

(*)Sondage Ipsos pour RTL et "Le Figaro" réalisé les 16 et 17 janvier dernier par téléphone auprès d'un échantillon représentatif de 931 personnes.

Isabelle Aubry, présidente de l'AIVI, est l'auteur de "La première fois, j'avais six ans...", chez Oh ! éditions.

Le site de l'Association Internationale des Victimes de l’Inceste

France info

Voici les principales propositions du rapport remis ce mercredi 28 janvier par la députée UMP Marie-Louise Fort, de la mission de lutte contre l’inceste.

 


- Inscription de l’inceste dans le Code pénal

- Création d’une étude générale annuelle de statistique sous l’égide de l’Observatoire national de l’enfance en danger (ONED)

- Reconnaissance des spécificités de l’inceste comme motif de suspension de la prescription

- Renforcement ou rappel de l’obligation de nommer un administrateur judiciaire pour les mineurs

- Sensibilisation aux violences dont l’inceste, avec une mise en avant à l’école du numéro d’appel 119 pour l’enfance en danger

- Propositions de la mission de lutte contre l’inceste

 

Création des modules de formation obligatoires s’adressant en même temps aux différentes professions liées à l’enfance et à sa protection.

- Inscription de l’inceste dans les objectifs de détection des médecins généralistes pendant la consultation annuelle gratuite de prévention pour les 16-25 ans

- Création par département d’un centre de référence pour les traumatismes psychiques

- Adaptation des critères de demande d’allocations, d’aide ou d’accompagnement sur critères sociaux à la situation des victimes d’inceste.

Le Monde

 

 

La députée UMP Marie-Louise Fort a remis, mercredi 28 janvier, aux ministères de la justice, de la santé et de la famille un rapport pour lutter contre l'inceste et mieux accompagner les victimes. S'appuyant sur un travail de recherche approfondi et de nombreuses auditions, menées entre octobre 2008 et janvier 2009, le texte veut s'attaquer "au dernier tabou français". "Ni l'opinion ni les pouvoirs publics ne peuvent plus aujourd'hui détourner le regard de ce fléau", insiste Marie-Louise Fort.

Seulement, il n'existe pas de mesures statistiques spécifiques à l'inceste en France. Le chiffre de 2 millions de victimes, repris par certains médias, repose sur une extrapolation, tirée d'une étude menée par l'institut Ipsos en partenariat avec l'Association internationale des victimes de l'inceste (AIVI), et réalisée les 16 et 17 janvier par téléphone auprès de 931 personnes âgées de 18 ans et plus. D'après cette enquête, 3 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d'inceste et 26 % disent connaître au moins une personne victime d'inceste dans leur entourage.

Le rapport de la mission parlementaire parle, lui, d'un million de personnes concernées, soit environ 2,3 % de la population française. Ce chiffre, précise le texte, "ne recouvre pas l'ensemble des agressions sexuelles de type incestueux et se fonde sur les plus basses estimations statistiques".

"Il faut ouvrir les yeux sur ce tabou", insiste Isabelle Baudry, présidente de l'AIVI. D'après le sondage d'Ipsos, seul un individu sur trois sait réagir face à un cas d'inceste. Dans 6 % des cas, les personnes interrogées ont répondu qu'elles garderaient le silence si l'enfant le leur demandait. Près de 60 % d'autres ont dit qu'elles attendraient d'avoir des preuves pour en parler à la police. Or, rappelle l'auteure de La première fois, j'avais six ans... (Oh! Editions, 2008), "la loi stipule qu'une suspicion suffit et qu'on a pas le droit de se taire".

D'où un besoin urgent d'informer la population. "Personne ne connaît le 119. Il faudrait lancer une campagne de prévention. Même les psys ne sont pas formés", s'emporte Isabelle Baudry. Violée par son père dès l'âge de 12 ans, la jeune femme se bat depuis huit ans pour recueillir des témoignages de victimes et impliquer les élus. "Quand on a commencé, il n'y a avait rien sur Internet, c'était impossible de trouver une liste d'adresses d'hôpitaux spécialisés. Ça m'a mis dans une colère noire." C'est pour ça qu'elle a créé l'AIVI, qui compte aujourd'hui 1 600 membres et sympathisants à travers le monde.

Aujourd'hui, la loi ne réprime pas l'inceste ni les agressions sexuelles incestueuses en tant que telles. Juridiquement, l'acte est considéré dans un tout que sont les viols, agressions ou atteintes sexuelles avec circonstance aggravante s'il est commis par ascendant ou personne ayant autorité. D'après l'enquête Ipsos, 91 % des Français y sont favorables. "On ne peut pas lutter contre un tabou sans commencer par le nommer", renchérit Isabelle Aubry.

Contrairement à l'AIVI qui souhaite en faire un crime spécifique, Marie-Louise Fort propose, dans son rapport, d'intégrer la notion d'inceste dans la définition des infractions existantes. "Non seulement, le caractère incestueux d'une agression sexuelle accroît sa gravité, mais le lien familial doit être étudié au niveau des violences, contraintes, menaces et surprises qui constituent l'infraction. Autrement dit, (...) une relation sexuelle incestueuse doit être de fait comprise comme une contrainte", dit le texte.

Malgré le retentissement médiatique de l'initiative, Isabelle Aubry craint que ces propositions ne "soient une fois de plus rangées au fond d'un tiroir et oubliées". "Nous avons trop longtemps été une minorité silencieuse. Les gens doivent savoir que l'inceste tue. C'est difficile d'impliquer les élus, mais s'il faut tout recommencer, nous recommencerons."


Pour en savoir plus :

- Lire Les Silences de la loi, un juge face à l'inceste, Marie-Pierre Porchy, Hachette Littératures, 2003.

- Lire La première fois, j'avais six ans..., Isabelle Aubry, Oh! Editions, 2008.

- Voir le rapport de la mission pour la lutte contre l'inceste.